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Quant un tabou est un frein à l’innovation

 

Si les règles sont taboues, les moyens de les gérer le sont tout autant et cela a plusieurs conséquences sur la vie et la santé des femmes.
Ce tabou a été un frein à l’innovation dans le domaine des protections hygiéniques.

Depuis la première guerre mondiale, les innovations dans les domaines de la santé et de la parapharmacie ont été exponentielles et ont révolutionné le quotidien des populations occidentales.

Si l’on prend un produit comme le pansement, par exemple, il y a 5 grandes catégories de pansement qui contiennent elles-mêmes des sous-catégories.

S’agissant des protections hygiéniques, dont la moitié de la population mondiale a besoin tous les mois durant environ 35 ans de sa vie, en 50 ans seules deux catégories de produits standardisés ont été massivement proposées aux femmes : les tampons et les serviettes.

En 50 ans si l’on avait vraiment voulu innover dans ce secteur, des solutions – aussi diverses que la diversité des femmes – auraient (dû) émerger.

L’industrie des protections hygiéniques qui a pris d’assaut le sujet a profité du tabou des règles pour développer un business opaque et très lucratif :
vendre des produits dont la composition n’est pas révélée, pour se laisser le choix d’utiliser des matières de moindre qualité et pour se faire le plus de marge sur les produits.

L’industrie des protections hygiéniques a proposé aux femmes des solutions adaptées non pas à la réalité de leurs règles mais à la représentation qu’une société patriarcale se fait de la féminité. 

La femme doit être contenue, discrète d’où l’idée du tampon qui a pour usage de contenir les règles à l’intérieur du corps comme si elles n’existaient pas. Le sang ne doit pas être vu tel quel, il doit être maquillé : d’où le liquide bleu à la place du sang dans la publicité. Les règles doivent être absolument cachées : d’où la présence de parfums chimiques dans les tampons et les serviettes pour masquer d’éventuelles odeurs.

Tout ceci a contribué à couper les femmes de la réalité de leurs règles si bien qu’elles en sont venues à en être dégoûtées à avoir honte d’elles-mêmes… alors qu’elles ont leur règles tous les mois durant la majorité de leur vie, les femmes doivent pouvoir bénéficier d’alternatives saines leur permettant de vivre sereinement et confortablement ces périodes, sans inconfort, gêne, ni honte…